Capsule 2

En 2011, la CSSSPNQL dépose deux (2) projets dans le cadre du Fonds d’intégration des services de santé (FISS). Cette initiative de Santé Canada vise à financer des projets permettant de mieux répondre aux besoins de santé des Premières Nations. Parmi les 70 projets approuvés au niveau national, deux projets sont coordonnés par la CSSSPNQL : le projet de gouvernance en matière de santé et services sociaux dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de l’offre et de l’accès à des services de santé et sociaux adaptés aux réalités des Premières Nations au Québec; et le projet sur le développement de protocoles en santé mentale et dépendances.  Le 21 août 2012, on assiste à la naissance d’un partenariat important par la signature officielle d’une entente conclue entre la CSSSPNQL et Avenir d’enfants. Celle-ci permet le développement de projets mobilisateurs et l’octroi de fonds pour le développement des jeunes enfants dans les communautés des Premières Nations. 

L’année est aussi marquée par le lancement du Portail de la surveillance sur l’état de santé et de ses déterminants pour les Premières Nations du Québec, le démarrage de l’Enquête régionale sur la petite enfance, l’éducation et l’emploi (EREEE) et le départ à la retraite de la directrice générale, Mme Guylaine Gill, qui a occupé cette fonction pendant 6 ans. Marjolaine Siouï, déjà à l’emploi à la Commission depuis près de 15 ans, obtient le poste de directrice générale.

Capsule 3

En février 2011, la CSSSPNQL organise, en collaboration avec l’APNQL et les autres commissions régionales, le Sommet sur les dépendances chez les Premières Nations. Cet événement, rendu possible grâce au soutien financier et à la collaboration de plusieurs partenaires gouvernementaux, a réuni plus de 425 participants provenant des communautés et organisations. Suite aux constats, les participants ont pu élaborer et proposer un plan d’action destiné à lutter contre les différentes formes de dépendances. Ce plan qui par la suite a été adopté par les Chefs de l’APNQL propose les conditions à la réussite et les actions à entreprendre aux niveaux local, régional et politique.

Au cours de la même année, la CSSSPNQL procède au lancement officiel d’I-CLSC lors d’une rencontre régionale. Ce projet a pour but de doter les Premières Nations du Québec d’un système de gestion de l’information comparable à celui utilisé par les établissements du Québec et leur permettre de répondre aux besoins cliniques et administratifs de leur clientèle. L’année 2011 marque aussi l’adoption du plan stratégique 2011-2014, qui s’inscrit dans la lignée du Plan directeur 2007-2017.

L’année se termine avec la mise en œuvre du Projet de prévention de la violence et des agressions dans les communautés (PVAC) puisque plusieurs études démontrent que les mesures de prévention doivent être appliquées dès la petite enfance. Le PVAC permet aux intervenants des communautés d’intervenir auprès des jeunes enfants et de leurs parents et de leur famille dans le but d’améliorer les soins et les interventions, notamment par des ateliers de formation adaptés aux Premières Nations.

Capsule 4

L’année 2010 est marquée par la mise en œuvre de plusieurs projets et initiatives au sein des communautés et organisations Premières Nations.  Un des engagements pris lors du Forum socio-économique de 2006 mène à l’implantation universelle de services sociaux préventifs de première ligne dans les communautés. Voient aussi le jour cette même année, l’implantation du programme de Santé maternelle et infantile, le projet de dépistage à distance de la rétinopathie diabétique visant à assurer une meilleure prise en charge des patients diabétiques débute dans quatre (4) communautés, l’opérationnalisation du plan de surveillance sur l’état de santé des Premières Nations, ainsi que Kirano - programme d’entraînement intensif.

De plus, le Fonds de transition pour la santé des Autochtones (FTSA) de Santé Canada permet à plusieurs communautés et organisations de déposer des projets visant à améliorer l’intégration et l’adaptation des services de santé provinciaux aux besoins des Premières Nations et 54 projets sont acceptés.  La CSSSPNQL est mandatée pour coordonner 9 de ces projets d’envergure régionale et ceux-ci comprennent notamment l’adaptation de matériel pour la pandémie d’influenza, incluant un volet formation, le développement d’un cadre de référence en santé mentale, une étude sur l’encadrement de la pratique infirmière et l’intégration de télésanté.

Capsule 5

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de lutte contre la pauvreté, la CSSSPNQL amorce, en 2008, les travaux pour la création d’une Fondation, et c’est en 2009, que Nouveaux Sentiers : Fondation pour l’avenir des Premières Nations, obtient officiellement son statut d’organisme de bienfaisance. Celle-ci a pour objectif d’offrir aux Premières Nations des programmes destinés à répondre aux problématiques auxquelles elles sont confrontées en matière d’insécurité alimentaire, de pauvreté, d’éducation, de culture, d’histoire et de tradition, de sous-emploi, d’exclusion sociale, de dépendances aux drogues et à l’alcool, d’encadrement, de soutien et de loisirs pour les jeunes.

En 2009, la CSSSPNQL publie plusieurs outils et ressources, dont le Répertoire des ressources spécialisées à l’intention des intervenants et des familles des Premières Nations ayant des enfants à besoins spéciaux, qui dresse un inventaire des programmes et services conçus pour répondre aux besoins de cette clientèle. De plus, la promotion de saines habitudes de vie est priorisée, notamment par la publication du premier numéro du bulletin Vie saine à l’hiver 2009, et du guide En route vers la santé qui explique en profondeur le programme d’éducation en nutrition pour les écoles primaires des communautés des Premières Nations du Québec et les mesures à entreprendre pour implanter ce programme.

Capsule 6

En février 2008, plus de 250 participants assistent au Forum sur les enfants et les jeunes des Premières Nations. Il en ressort la nécessité d’agir rapidement et de placer les enfants au centre des priorités afin de leur offrir un meilleur avenir. Les discussions et recommandations du forum servent à déterminer les objectifs du plan stratégique 2008-2011 de la CSSSPNQL, ainsi qu’à soutenir les communautés et organisations avec la mise en œuvre du Plan directeur de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec 2007-2017.

Dans le but de réduire les écarts qui existent au niveau du nombre de professionnels de la santé issus de Premières Nations, le Programme des facultés de médecine pour les Premières Nations et des Inuits du Québec est mis sur pied en septembre 2008 en collaboration avec quatre universités québécoises : Université Laval, Université McGill, Université de Sherbrooke et Université de Montréal. Un contingent pour les « étudiants autochtones » est créé afin d’attribuer quatre (4) places par année aux Premières Nations et Inuits. Le programme, coordonné par la CSSSPNQL et l’Université Laval, facilite l’admission de ces étudiants et leur offre un soutien tout au long de leurs études.

Capsule 7

En août 2007, la CSSSPNQL se voit confier le dossier des pensionnats indiens suite à la signature, le 20 mai 2005, de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens entre l’Assemblée des Premières Nations (APN) et le gouvernement fédéral. Le mandat consiste à informer, outiller et soutenir les intervenants et les survivants dans la mise en œuvre de l’Accord de règlement des pensionnats indiens ainsi qu’à mettre en œuvre un comité régional composé de tous les acteurs impliqués.

À l’automne, la CSSSPNQL publie et dévoile le Plan directeur de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador 2007-2017 : Remédier aux disparités… Accélérer le changement. Son lancement officiel a lieu à l’automne 2007, après plusieurs mois de consultation et de son adoption à l’unanimité par les Chefs de l’APNQL. Ce plan identifie les axes sur lesquels il faut travailler pour provoquer de grands changements et ainsi améliorer la santé et la qualité de vie des Premières Nations. Le travail à accomplir est très grand et la CSSSPNQL s’engage dès lors à appuyer toutes les actions identifiées dans la Plan directeur.

Capsule
8

L'année 2006 est marquée de plusieurs grands événements et de divers projets de recherche et d’évaluation.  Elle débute par un projet visant à dresser le « Portrait des consommateurs et des habitudes de consommation chez les Premières Nations », suivi du « Portrait sur les blessures physiques accidentelles et intentionnelles survenant au sein des communautés » et de « l’Évaluation de la politique cadre sur la sécurité du revenu ». Enfin, les consultations sur le sujet de la pandémie mènent à la production du « Rapport sur l’état de préparation à la pandémie appréhendée d’influenza des communautés des Premières Nations ».

Toujours dans l’optique de privilégier le partage des expériences et des connaissances entre les intervenants des communautés et organisations PN, trois forums sont organisés par la CSSSPNQL et portent respectivement sur « l’apprentissage des enfants des Premières Nations », « la lutte au tabagisme », et « la santé sexuelle et le VIH/sida ». Le forum sur l’apprentissage, organisé en collaboration avec le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN), réunit plus de 250 intervenants. 

Un des points marquants de l’année demeure la tenue du Forum socio-économique, à Mashteuiatsh. Ce moment est qualifié d’historique car l’APNQL réussit à réunir tous les acteurs afin de discuter des grands enjeux, proposer des actions concrètes et contribuer à leur réalisation.  L’année se conclut par un projet visant la mise en œuvre d’une Stratégie de lutte à la pauvreté et une ressource est embauchée pour coordonner et soutenir l’élaboration d’un plan d’action dont la première phase consiste à réaliser une étude de préfaisabilité.

Capsule 9

Après avoir été le directeur général de la CSSSPNQL pendant plus de 10 ans, Garry Carbonnell prend officiellement sa retraite, le 30 juin 2005. La nouvelle directrice générale, Guylaine Gill, est embauchée et entre en fonction dès septembre.

La même année, la CSSSPNQL participe à la rédaction du protocole de recherche publié par l’APNQL. Le secteur de la recherche de la CSSSPNQL effectue la compilation des données de la première phase de l’Enquête régionale sur la santé (ERS), une consultation sur les besoins en santé électronique ainsi qu’une évaluation des besoins liés à l’Initiative sur le diabète chez les Autochtones. À un niveau plus opérationnel, les actions prises par les secteurs de la santé, des services sociaux et de la petite enfance visent plus particulièrement la sensibilisation au tabagisme, au VIH/sida, à la toxicomanie et aux des crises sociales ainsi que leur prévention. De plus, elles entraînent la production d’outils de même que l’arrivée du programme de santé maternelle et infantile (SMI), dont l’objectif est de soutenir les familles des Premières Nations vivant dans les communautés. L’année 2005 se termine par le dépôt d’un mémoire conjoint (CSSSPNQL et l’APNQL) à l’Assemblée nationale du Québec sur le projet de loi no 125 — Loi modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse et d’autres dispositions législatives.

Capsule 10

En 2004, la CSSSPNQL fête ses 10 ans d’existence et souligne cet événement par la tenue d’un gala, durant lequel sont honorés quelques-uns des membres fondateurs de la CSSSPNQL : Gilbert Courtois, Rheena Diabo, Richard Gray, Michael Horne, Richard Kistabish, Keith Leclaire, Richard Picard, Anne St-Onge et Lionel Whiteduck.

En octobre 2004, le plan d’action sur la prévention du suicide (rédigé en 2003) mène à l’embauche d’un coordonnateur technique, dont le rôle principal est d’appuyer les intervenants des communautés sur le plan des crises sociales. Une consultation sur le sujet est menée auprès des communautés, en novembre 2004, dans le but d’établir le portrait de la situation et de définir les besoins en matière de prévention et d’intervention.

Cette même année, une étude est réalisée conjointement par la CSSSPNQL, Femmes Autochtones du Québec et le MAINC (maintenant AADNC) auprès de divers intervenants en vue de dresser le portrait de la situation des abus sexuels dans les communautés. Les résultats de l’étude confirment que ce phénomène en croissance menace l’avenir de plusieurs enfants et montrent la nécessité de continuer à appuyer les initiatives locales afin de briser le silence...

Capsule 11

L’année 2003 marque la création du Bureau du développement social à la CSSSPNQL, à la suite de la signature de l’entente de principe, qualifiée d’historique, entre le MAINC (maintenant AADNC) et l’APNQL pour la mise en place d’un régime de sécurité du revenu propre aux Premières Nations. Le secteur nouvellement créé organise son espace physique, révise les manuels et offre une formation sur la Politique-cadre aux conseillers de la sécurité du revenu provenant de dix communautés.

En mars 2003, la CSSSPNQL tient un premier grand forum sur la santé des Premières Nations, dont le thème est « Travaillons en santé ». Les participants ont alors l’occasion d’assister à des ateliers diversifiés portant, entre autres, sur la santé mentale, le diabète, les ITSS, les dépendances, la médecine traditionnelle et le tabagisme.

Capsule 12

L’année 2002 a connu plusieurs avancées, en commençant par l’élaboration du premier plan stratégique de la CSSSPNQL à la suite de l’adoption d’une résolution (no 05/00) lors du Caucus des Premières Nations et des Inuits. Une consultation auprès des communautés et des organisations des Premières Nations est ainsi amorcée, suivie d’une assemblée générale annuelle spéciale en février 2002, ayant pour objectif principal d’élaborer une vision et de redéfinir la mission, le rôle et les buts de la CSSSPNQL.

En mars 2002, les communautés de Manawan, d’Opitciwan et de Wendake se placent au premier rang afin d’adhérer, par voie de résolution, à la Politique-cadre sur la sécurité du revenu. À la demande des chefs de l’APNQL, celle politique s’applique à la convenance des conseils de bande et ils y adhèrent sur une base volontaire.

L’année se termine par un mandat qui soutiendra, à plus long terme, la vision d’une gouvernance en matière de gestion de l’information et de l’accès aux données en matière de santé, soit la réalisation de la phase 1 de l’Enquête régionale sur la santé des Premières Nations (2002). La CSSSPNQL reçoit aussi le mandat de coordonner et de soutenir les communautés dans l’implantation du système d’information sur la santé des Premières Nations et des Inuits, l’Initiative sur le diabète chez les autochtones (IDA), le programme de soins à domicile et l’application NNAIMS.

Capsule 13

La Commission sur les soins de santé au Canada (Commission Romanov) a été créée en 2001 pour examiner, étudier et formuler des recommandations quant à l’avenir de ce régime, notamment en invitant les organisations à déposer un mémoire. En mars 2002, la CSSSPNQL, conjointement avec l’APNQL, dépose un mémoire en rappelant que les soins de santé dispensés aux Premières Nations doivent être adaptés à leurs besoins, tout en réaffirmant l’autorité qu’exerce la CSSSPNQL en matière de santé ainsi que la volonté d’entretenir des partenariats bénéfiques avec les gouvernements.

Les recommandations émises dans le mémoire s’inspirent de la politique sur la santé adoptée le 4 novembre 1999 par l’assemblée des Chefs (APNQL – résolution 16/99) et expriment la nécessité de clarifier les rôles et les responsabilités de chacune des parties (gouvernement fédéral, gouvernement provincial et Premières Nations), d’instaurer une politique des transferts des Services de santé non assurés (SSNA) adaptée aux Premières Nations, de mettre au point des programmes de prévention et de soins curatifs pour promouvoir la santé et de sensibiliser les professionnels de la santé à la réalité des Premières Nations.

L’année 2001 marque aussi le début de la Stratégie de lutte contre le tabagisme chez les Premières Nations et les Inuits (SLTPNI) qui vise à diminuer le tabagisme et, par conséquent, ses effets nocifs sur la santé et les conditions de vie. Une des premières actions consiste à embaucher un coordonnateur qui met rapidement en place des stratégies de sensibilisation en collaboration avec les communautés.

Capsule 14

Le 15 juin 2000, la Commission d’étude sur les services de santé et les services sociaux (Commission CLAIR) est créée afin de recueillir les opinions des acteurs majeurs sur les enjeux auxquels fait face le système de santé du point de vue du financement et de l’organisation des services. Dans ce contexte, la CSSSPNQL dépose officiellement un mémoire le 10 octobre 2000.  Ce dernier vise à rappeler l’état de santé précaire des Premières Nations et à dresser le portrait de la situation dans un contexte où l’expertise des Premières Nations n’est pas reconnue. Les recommandations émises expriment la nécessité d’impliquer les gouvernements dans la formation de comités conjoints avec les Premières Nations en vue de planifier l’organisation et le financement des services. Le mémoire préconise aussi la reconnaissance par les gouvernements de la compétence et de l’autorité des Premières Nations à planifier et offrir des soins de santé adaptés, ainsi que l’intégration des pratiques traditionnelles dans l’organisation des services de santé et sociaux.
 
Le 6 décembre 2000, la CSSSPNQL inaugure ses nouveaux locaux situés au 250 Place Michel Laveau, à Wendake, lors d’une soirée spéciale à laquelle les Chefs, les directeurs santé et services sociaux, et principaux partenaires sont invités.  

Capsule 15

L’initiative des Services de garde à l’enfance des Premières Nations et Inuits (ISGEPNI), qui vise à améliorer l’offre de services de garde dans les communautés, a été sous l’autorité de l’APNQL à partir de 1995. En 1998, l’Assemblée des Chefs transfère temporairement, par voie de résolution, le mandat à la CSSSPNQL. L’année suivante, en 1999, le gouvernement fédéral annonce que le Programme d’aide préscolaire aux autochtones (PAPA) pourra dorénavant être implanté sur communautés. C’est alors que le Programme d’aide préscolaire aux Premières Nations (PAPPN) prend son envol à travers tout le Canada afin d’appuyer la mise en œuvre de programmes locaux à l’aide d’une approche globale qui prend en compte tous les facteurs susceptibles d’influencer ce développement. La CSSSPNQL se voit dès lors confier la supervision de ce programme. Cette même année, l’Assemblée des Chefs procèdent officiellement au transfert permanent de l’ISGEPNI vers la CSSSPNQL. Dans l’optique d’investir dès la petite enfance, les Chefs recommandent qu’un secteur la petite enfance soit créé au sein de la CSSSPNQL et un coordonnateur fut embauché pour développer ce secteur et assurer le suivi de ces dossiers. Le rôle du Groupe de travail régional sur les services de garde est alors revu et donne place à la création du Comité de consultation sur la petite enfance des Premières Nations.

Capsule 16

En avril 1998, l’APNQL et le MAINC (maintenant AADNC) concluent un protocole d’entente en vue du développement de la politique cadre sur la sécurité du revenu des Premières Nations du Québec. Un groupe de travail, piloté par la CSSSPNQL, est dès lors formé et amorce une réflexion tenant compte du contexte culturel, des réalités socio-économiques et des facteurs géographiques. En septembre 1998, le groupe de travail complète la rédaction de la politique. Un processus de consultation est alors mis en œuvre dans le but de sensibiliser les décideurs à la proposition de la politique cadre. Celle-ci fut finalement déposée à l’Assemblée des Chefs, le 3 novembre 1998, menant à une nouvelle entente de partenariat avec le MAINC pour sa mise en œuvre.

Capsule 17

La première collecte de données sur la santé des Premières Nations du Québec débute en 1997. A cette époque, l’Enquête régionale sur la santé des Premières Nations (ERS 1997), officiellement connue sous le nom ‘’d'Enquête régionale sur la santé des Premières Nations et des Inuits’’, est considérée comme une enquête pilote.  La CSSSPNQL siège alors à un comité national ayant pour  mandat d’élaborer les principes de base de la recherche dans les communautés des Premières Nations à travers tout le pays, et duquel sont nés les principes de Propriété, Contrôle, Accès et Possession (PCAP) relatifs à la gestion des données et de l’information. 
 
L’ERS est la première enquête populationnelle dont la gouvernance, l’élaboration de la méthode de recherche et la coordination sont entièrement sous la responsabilité des autorités des Premières Nations. Elle a comme objectif de fournir un portrait détaillé de la santé et du bien-être général des Premières Nations vivant dans les communautés. Les premiers résultats furent publiés en 1999. Depuis, 2 autres vagues ont été réalisées, soit en 2002 et en 2008. La CSSSPNQL assure la coordination de l’ERS pour la région du Québec et le volet national est coordonné par le Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations (CIGPN).

Capsule 18

La CSSSPNQL est rapidement interpellée à jouer son rôle quant à la défense des intérêts des Premières Nations en matière de santé et de services sociaux. En 1996, elle confie à l’entreprise Services de Consultants autochtones le mandat de mener une consultation auprès des Premières Nations pour évaluer les effets de la réforme du système de soins de santé au Québec, c’est-à-dire le virage ambulatoire. La réforme consistait à écourter les séjours en milieu hospitalier en donnant des services plus près des milieux de vie ou à domicile. C’est aussi en 1996 que la CSSSPNQL participe à la mise en place du comité mixte chargé de réviser le programme des Services de santé non assurés (SSNA) et qu’elle produit un rapport sur les avortements spontanés et les interruptions volontaires de grossesse.

Capsule 19

Lors de la 1ère Assemblée générale de la CSSSPNQL, suite à sa fondation en mars 1994, son premier conseil d’administration fut élu. Il est alors composé de Messieurs Lionel Whiteduck (président), Richard Gray (vice-président), Richard Kistabish (secrétaire), Gilbert Courtois (administrateur), Richard Picard (administrateur) et Keith Leclaire (administrateur) et de Mesdames Rheena Diabo (vice-présidente), Anne St-Onge (trésorière), Ida Labillois (administrateur), Diane Petitquay (administrateur) et Jowan Philippe (administrateur). Le concours pour engager un directeur général est lancé en juin 1994 et Madame Francine Vincent obtient le poste en juillet. Un des premiers mandats de la CSSSPNQL consiste à mener une étude du rapport Jasmin 1 visant à dresser le bilan de l’application de la Loi sur la protection de la jeunesse. Cette étude mène à la production d’un portrait de la protection de la jeunesse en milieu autochtone et formule des recommandations reflétant les volontés des intervenants.

Capsule 20

Après plusieurs discussions mettant en lumière la nécessité de créer un lien efficace pour déterminer des orientations dans les domaines de la santé et des services sociaux, les chefs de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador  (APNQL) adoptent une résolution, le 24 septembre 1992, pour qu’un groupe de travail représentatif des Premières Nations soit mis sur pied dans le but d’élaborer un cadre de référence visant à créer une « Commission de la santé et du développement social ». Le 3 décembre 1993, le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, diffuse un communiqué de presse annonçant le projet de création de cette Commission. La « Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador » a été officiellement créée le 14 avril 1994.