Les facultés de médecine s’unissent pour améliorer le bilan de santé des peuples des Premières Nations et des Inuits
Québec, le 10 septembre 2008 – L’Université Laval et l’Association des Premières Nations pour le Québec-Labrador soulignaient aujourd’hui, lors d’une cérémonie à l’Hôtel-Musée de Wendake, le lancement officiel du programme des facultés de médecine pour les Premières Nations et les Inuits. Grâce à ce programme, trois étudiantes autochtones entament cet automne des études médicales dans l’une des quatre universités québécoises dotées d’une faculté de médecine, soit l’Université Laval, l’Université McGill, l’Université de Montréal et l’Université de Sherbrooke. Ce programme, une première au Québec, vise à favoriser l’augmentation du nombre de médecins autochtones et à apporter une contribution concrète à l’amélioration du bilan de santé des peuples des Premières Nations et des Inuits.
Ce nouveau programme consiste à accorder un maximum de quatre places au doctorat en médecine à l’échelle de la province, sur une base annuelle, par le biais d’un contingent spécial. Le programme facilite l’admission pour les étudiants des communautés des Premières Nations et des Inuits et leur assure un soutien particulier tout au long de leurs études. Les étudiants admis par le biais de ce programme s’ajoutent au contingent régulier. Pour être admissible, l’étudiant doit être un membre des Premières Nations et des Inuits inscrit au sens de la Loi sur les Indiens ou au registre des bénéficiaires inuits, doit avoir le statut de résident du Québec et être membre d’une nation autochtone établie sur le territoire du québécois.
Cette année, 13 candidats autochtones ont présenté leur dossier au programme de doctorat médical. De ce nombre, trois candidats ont été admis. À l’Université Laval, une candidate a été admise grâce à ce programme et deux autres par le biais de l’admission régulière.
À l’occasion de ce lancement, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, le chef régional de l’Association des Premières Nations pour le Québec-Labrador, Ghislain Picard et les représentants des facultés ont mentionné l’importance de ce nouveau programme pour les peuples des Premières Nations et des Inuits, pour la société en général et pour les universités québécoises. Le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, a d’ailleurs tenu à souligner cette initiative issue d’une collaboration interuniversitaire : « Les universités ont été interpellées pour contribuer à améliorer l’état de santé des peuples des Premières Nations et des Inuits ; ce soir, les universités québécoises fournissent une réponse concrète à cet appel des gouvernements et des communautés concernées ».