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Dévoilement d’un Plan pour s’attaquer aux problèmes sociaux et de santé

LES PREMIÈRES NATIONS PRESCRIVENT LES GRANDS REMÈDES

Aux grands maux, les grands remèdes. Confrontées à des problèmes de santé importants ainsi qu’à des conditions de vie toujours très en-deçà de celles de la population québécoise en général, les Premières Nations du Québec ont décidé de prendre le taureau par les cornes et d’attaquer de front les nombreux défis qui se posent en matière de santé et de conditions sociales des communautés. « Remédier aux disparités… accélérer le changement », est la solution proposée par l’ambitieux plan dévoilé aujourd’hui et qui représente un ensemble de grands remèdes proposant ni plus ni moins une renaissance des Premières Nations. « L’avenir de nos peuples repose sur nos jeunes, qui composent près de 50% de notre population. Nous avons la responsabilité de tout faire, dès maintenant, pour remédier aux disparités qui nous séparent des Québécois. Les défis sont importants. Parce que les maux sont grands, nous proposons aujourd’hui les grands remèdes. Demain, les Premières Nations vont renaître », a déclaré Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL).

Rappelons qu’une personne issue des Premières Nations du Québec et du Labrador :

  • vit en moyenne 6 à 7 ans de moins
  • est quatre fois plus exposée à l’inaccessibilité et aux carences en ce qui a trait aux soins de santé et de services sociaux
  • est deux à trois fois plus sujette à l’obésité et à l’embonpoint
  • encourt deux à trois fois plus de risque d’être atteinte du diabète et huit à dix fois plus de risque d’être atteinte de la tuberculose
  • risque de connaître, dès sa plus jeune enfance, des situations de pauvreté, de maltraitance et de placements, dans des proportions de trois à cinq fois plus élevées
  • est cinq fois plus exposée au suicide
La gravité des statistiques, confirmée lors d’une récente étude sur la santé des Premières Nations, interpelle toute la société pour des actions rapides et concrètes, s’appuyant sur la volonté des Premières Nations à continuer d’exister pleinement. La réponse est celle du plan directeur, élaboré de manière aussi minutieuse que consciencieuse par la Commission de la Santé et des Services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL), en collaboration avec de nombreux experts et les communautés, afin de proposer les grands remèdes, sous forme de solutions concrètes et objectives pour arrêter d’urgence ce processus destructeur. Il s’agit donc d’un plan historique, fruit d’une concertation sans précédent entre les communautés, les experts provenant de différents domaines et plusieurs organisations des Premières Nations.

« Ce Plan pose les jalons principaux du chemin à suivre et identifie les axes nécessaires pour faire de la décennie 2007-2017, une décennie de changements profonds pour la santé et le bien-être des Premières Nations du Québec. Il est ambitieux puisqu’il vise la parité absolue en santé, à travers des changements structurels importants et novateurs, tout en misant sur la capacité des Premières Nations à recouvrer la maîtrise de leur avenir. Il est également réaliste parce qu’il ne sous-estime pas le chemin à parcourir et s’appuie sur le constat évident qu’une population en santé et responsable est une population épanouie qui participe positivement à la dynamique économique et sociale de son pays », a expliqué Guylaine Gill, Directrice de la CSSSPNQL.

Conseil d’experts

L’APNQL et la CSSSPNQL a également profité du dévoilement de ce plan pour annoncer la création d’un Conseil d’experts. Présidé par le docteur innu Stanley Vollan et composé de représentants de la santé et des services sociaux et des Premières Nations, d’élus, d’universitaires et de membres de la société civile, ce Conseil aura pour mandat de produire un rapport périodique sur l’état des lieux de la santé et de la qualité de vie des Premières Nations et des avancements dans la mise en œuvre du Plan.

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