BULLETIN D'INFORMATION DE LA CSSSPNQL




  • CELLULES SOUCHES - Le Registre fait de la diversité une priorité
avr. 25, 2017



Contrairement aux besoins en sang, où les groupes sanguins sont très semblables pour tous et peu nombreux (groupes A, B, AB ou O), la greffe de cellules souches constitue un défi de taille en matière de compatibilité, car il existe plus de 15 000 marqueurs génétiques…

 

Pour qu’une greffe de cellules souches réussisse, il faut que les caractéristiques des cellules greffées soient aussi proches que possible de celles du malade. Ces caractéristiques, appelées HLA, sont héréditaires. Par conséquent, les frères et les sœurs du patient sont plus susceptibles d’être compatibles.

 

Malheureusement, trois fois sur quatre, on ne trouve pas de donneur compatible dans la famille et il faut chercher parmi des personnes de la même origine : les registres de donneurs de cellules souches deviennent alors le seul espoir. Le problème, c’est que plus de 85 % des donneurs inscrits au Registre des donneurs de cellules souches sont de race blanche (caucasoïde). Ainsi, les personnes caucasoïdes ont beaucoup plus de chances de trouver un donneur compatible que les personnes d’origine asiatique, hispanique, de race noire ou issues des Premières Nations. En fait, les personnes issues des Premières Nations font partie de celles qui souffrent le plus de cette situation, car, contrairement aux populations noires et hispaniques, par exemple, leur sous-représentativité au sein du Registre n’est actuellement pas comblée par la Banque publique de sang de cordon.

 

Les Premières Nations au coeur d’une étude

 

Héma-Québec, qui travaille déjà depuis plusieurs années à améliorer la diversité au sein de son Registre, accroîtra ses activités auprès des Premières Nations au cours des prochains mois. D’abord, pour les sensibiliser au don de cellules souches. Ensuite, pour étudier leurs marqueurs HLA et pour comprendre comment ils se répartissent au sein des différentes communautés des Premières Nations.

 

Les Premières Nations sont non seulement très peu représentées au sein des registres canadiens (Héma-Québec et OneMatch), mais elles sont de plus absentes des registres internationaux.

 

Au Québec, environ 500 individus issus des Premières Nations (0,8 %) font partie du Registre. Or, les patients issus des Premières Nations représentaient 3 % de ceux qui ont été référés au Registre cette année. Résultats : les probabilités de répondre aux besoins des malades de ces communautés s’avèrent très faibles. De plus, il n’existe pas de données sur leur profil génétique HLA, ce qui rend les recherches encore plus complexes, car il est difficile d’évaluer et de prévoir les différentes combinaisons de marqueurs HLA compatibles.

 

La recherche et les démarches entreprises par Héma-Québec visent donc à révéler les similarités et les différences entre les communautés des Premières Nations, à vérifier si leur typage HLA a des similitudes avec celui d’autres populations dans le monde, à augmenter l’inscription des Premières Nations au Registre des donneurs de cellules souches et, surtout, à sauver des vies!

 

Ce projet, financé par la Fondation Héma-Québec et le Registre des donneurs de cellules souches d’Héma-Québec, a reçu un excellent accueil dans les communautés approchées jusqu’ici. L’appui de la CSSSPNQL donne un nouvel élan aux efforts déployés pour mieux faire connaître le besoin urgent de donneurs issus des Premières Nations.