Les populations autochtones du Québec

Par Chantal Cleary | mai 13, 2013
Un aperçu de la réalité autochtone et un portrait des ITSS
10 mai 2013 | Marie-Noëlle Caron et Lina Noël

L’épidémie silencieuse des ITSS n’épargne pas les populations autochtones du Québec. Les communautés cries, inuites et des Premières Nations se mobilisent d’ailleurs pour développer des stratégies de lutte aux ITSS adaptées à leur environnement culturel. Les auteures de la fiche Les populations autochtones du Québec vous présentent un aperçu de la réalité autochtone au Québec et un portrait des ITSS dans ces communautés. Ce travail, nous l’espérons, encouragera l’émergence de nouveaux partenariats regroupant les intervenants québécois et autochtones engagés dans cette lutte aux ITSS.

Qui sont les populations autochtones?1,2
  • Le terme « Autochtones » désigne les premiers peuples d'Amérique du Nord et leurs descendants.
  • La Constitution canadienne reconnaît trois groupes de peuples autochtones : les Premières Nations, les Métis et les Inuits.
  • En 2011, la population autochtone du Québec comptait plus de 93 000 individus.
  • Ces personnes habitent principalement dans 14 villages inuits et 41 communautés des Premières Nations. Celles-ci sont regroupées en 10 nations : les Abénaquis, les Algonquins, les Atikamekw, les Cris, les Hurons-Wendat, les Innus, les Malécites, les Mi’gmaq, les Mohawks et les Naskapis.
  • Plus de la moitié des membres de la population autochtone ont moins de 30 ans et tous peuvent être concernés par la prévention des ITSS.

Quel est l’état de santé des populations autochtones au regard des ITSS?3,4,5

  • Les taux d’infection génitale à chlamydia sont très élevés et les taux d’infection gonococcique sont en augmentation tant chez les Inuits que chez les Cris.
  • En 2011, les taux d’incidence de la chlamydia étaient 7 fois plus élevés au Eeyou Istchee (région des Terres-Cries-de-la-Baie-James) et 9 fois plus élevés au Nunavik que dans l’ensemble du Québec.
  • Cette même année, les taux d’infection gonococcique étaient 11 fois plus élevés au Eeyou Istchee et 72 fois plus élevés au Nunavik que dans l’ensemble du Québec.
  • Les infections au VIH sont peu répandues dans les communautés cries et inuites, toutefois des cas d’infection au VHC sont rapportés plus fréquemment.

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