Un nouvel outil pour comprendre les réalités autochtones en milieu urbain

Par Chantal Cleary | juin 12, 2013
Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or a dévoilé, le 6 juin, présenter des résultats partiels d’une étude qui sera complétée en 2014 sur les réalités des personnes autochtones qui résident ou séjournent dans les villes du Québec.

Par Naveen Murthy, L'ÉCHO ABITIBIEN

«Il y a une grande mobilité autochtone entre les villes et notre but est de développer une nouvelle documentation reflétant les dynamiques de mobilité et de circulation des personnes autochtones», a expliqué la chercheuse Carole Lévesque de l’INRS qui a coordonné ce nouvel outil qui permettra de mettre en lumière les aspects positifs et négatifs de la présence autochtone dans les villes. Comme elle l’a expliqué, ce nouvel outil pourra servir de base pour la création de nouvelles politiques et programmes sociaux qui reflètent réellement la réalité du terrain et la complexité et les différences qui existent entre les différentes réalités urbaines des autochtones. Pour Édith Cloutier, directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, cette étude permettra de pallier à un manque d’information que d’autres régions du Canada on déjà entreprit.

Depuis 2009, début de l'étude, les chercheurs se seront déplacés pendant près de quatre ans à travers les différentes régions du Québec qui ont un centre d’amitié autochtone, souvent à plusieurs reprises, rencontrant près de 1000 personnes et fait remplir plus d’une centaine de questionnaires chargés de 95 questions.

Des résultats surprenants

Il y a une nette différence entre la réalité des hommes et des femmes autochtones. En effet, celles-ci se concentrent plus que leurs homologues masculins à Val-d’Or. De plus, leurs niveaux d’éducation, leurs revenus et leurs situations en emploi sont tous meilleurs que celles des hommes autochtones. Point d’intérêt, l’étude fait ressortir que cette meilleure situation féminine n’est pas une conséquence de l’amélioration du sort des femmes, mais plutôt une détérioration du sort des hommes.

On apprend également que près de 5% de la population de Val-d’Or est autochtone et leur mobilité est plus grande que leurs congénères dans le reste de la province.