Comprendre le plus grand risque d'arthrite chez les Autochtones

Par Radio-Canada | août 29, 2013
Une équipe de chercheurs de Winnipeg est à la réserve autochtone St. Theresa Point pour comprendre pourquoi les risques de développer de la polyarthrite rhumatoïde sont plus grands chez les membres des Premières Nations.
Agnes Harper, une résidente de la réserve autochtone St. Theresa Point, au Manitoba, accorde une entrevue le 28 août 2013 au sujet de l'arthrite rhumatoïde qui l'afflige depuis sa jeune trentaine, il y a 35 ans. Agnes Harper, une résidente de la réserve autochtone St. Theresa Point, au Manitoba, prend des médicaments depuis 35 ans pour contrôler l'arthrite rhumatoïde qui l'afflige depuis sa jeune trentaine.  Photo :  Radio-Canada
 

Ceux-ci sont porteurs d'un gène qui les rend plus à risque de développer la polyarthrite rhumatoïde, soutient le Dr Hani El Gabalaway, qui dirige la recherche.

D'après la Société de l'arthrite, la maladie touche un pour cent de la population générale, alors qu'elle touche 3 % des membres des Premières Nations, selon le Dr El Gabalaway.

Agnes Harper est l'une de ces personnes. La résidente de St. Theresa Point prend des médicaments depuis les 35 dernières années, ayant développé la maladie dans sa jeune trentaine. « Elle m'empêche de faire des choses comme essorer la vadrouille, éplucher des pommes de terre, surtout quand elle touche les mains », explique-t-elle.

Vivre à St. Theresa Point, une communauté vers laquelle il faut prendre l'avion pour se rendre, complique l'accès à des traitements appropriés. Toutefois, depuis les dernières années, le médecin de Mme Harper vient à elle.

L'équipe de chercheurs du Dr El Gabalaway veut comprendre la plus grande disposition des Autochtones à être atteints de polyarthrite rhumatoïde.

« Selon notre compréhension, ce n'est pas qu'une question d'environnement ou de génétique. C'est en fait une interaction entre les deux. » — Dr Hani El Gabalaway

Il ajoute que la maladie touche plusieurs membres d'une même famille. Son équipe étudie donc la famille d'un patient pour comprendre ce qui cause la pathologie, dans l'espoir de la prévenir à l'avenir.