Les difficultés d'un supermarché en territoire autochtone

Par Radio-Canada | août 07, 2014
La coopérative de solidarité Wabak, à Lac-Simon, en Abitibi-Témiscaminque, aimerait vendre des boissons alcoolisées pour attirer la clientèle autochtone qui la boude.
William Cheezo et Kevin John Papatie de la Coopérative de solidarité Wabak
William Cheezo et Kevin John Papatie de la Coopérative de solidarité Wabak Photo : Radio-Canada/Claude Brunet

La coopérative de solidarité Wabak, à Lac-Simon, en Abitibi-Témiscaminque, aimerait vendre des boissons alcoolisées pour attirer la clientèle autochtone qui la boude. La vente d'alcool est actuellement interdite sur le territoire anishnabe. Claude Brunet rend compte de la situation. 
 
Les Anishnabes (Algonquins) de Lac-Simon n'ont jamais eu d'épicerie sur leur territoire. Soit ils se rendaient dans les dépanneurs, soit les 2000 membres de la communauté n'avaient d'autre choix que d'aller à Val-d'Or, à 35 kilomètres de là. La Corporation de développement économique de Lac-Simon a donc mis sur pied une coopérative de solidarité pour implanter un supermarché sur leur territoire.  
 
La coopérative Wabak (« demain », en algonquin) a ouvert ses portes le 12 juin dernier. Mais l'achalandage n'a pas suivi. Bon nombre d'Anisnabes préfèrent aller au dépanneur de Louvicourt à 3 kilomètres de là, car ils peuvent y obtenir du crédit et acheter de l'alcool.