Rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada : Rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada :

Par Chantal Cleary | juin 04, 2015
La publication du rapport de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada est une étape majeure de l’histoire commune des Autochtones et des Canadiens.

 

 

Mais à quoi sert l’histoire si on n’en retient pas les leçons? C’est là le défi auquel fait face la société canadienne dans son ensemble, et c’est un défi immense, selon l’APNQL. Tous doivent être conscients que l’avenir des Autochtones et l'avenir du Canada passent par un engagement collectif et sincère vers la réconciliation.

« Le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada rappelle aux chefs de l’APNQL un passé tragique, un présent décevant et un avenir très préoccupant : Non-respect de nos titres et de nos droits, non-respect des engagements et obligations de la Couronne, promesses non tenues, ignorance et négligence des gouvernements et des administrations. Et nous voilà devant un autre plan, un autre défi qui se pose aux pieds de gouvernements qui doivent assurer que les témoignages de ces milliers de survivants n’auront pas été vains. L’APNQL continuera de s’engager pour une réconciliation saine et juste », déclare Ghislain Picard, chef de l’APNQL.

La réconciliation ne passe pas par des structures et des institutions. Elle doit se faire pour et par des humains, les humains qui, dans toutes les sociétés et de tout temps, ont un devoir sacré envers leurs enfants. La réconciliation doit se faire en souvenir et pour la dignité des enfants autochtones qui ont été victimes des pensionnats indiens. Elle doit se faire également pour les enfants autochtones d’aujourd'hui qui, en 2015, sont victimes de services sociaux et de santé déficients et mal adaptés et victimes également d’écoles sous-financées. La réconciliation doit se faire également pour l’avenir de ces enfants autochtones qui grandissent dans des communautés coupées de leurs territoires et de leurs ressources, privées d’une économie, privées d’emploi, privées de logements décents. La réconciliation ne se contentera pas de voeux pieux, elle devra se manifester par des actions concrètes et immédiates.

« Comme plusieurs l’ont déjà indiqué, ce dernier rapport doit représenter une opportunité qui nous interpelle tous. L’APNQL demande aux partis politiques engagés dans la prochaine campagne électorale fédérale de prendre acte du rapport et de ses recommandations. La responsabilité individuelle pour la réconciliation ne doit pas être une excuse pour ne pas poser les gestes qui s’imposent pour réparer les erreurs du passé », conclut le chef Picard.

À propos de l’APNQL

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador est l’organisme politique qui regroupe 43 chefs des Premières Nations au Québec et au Labrador. www.apnql-afnql.com.

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Renseignements :

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