Un nouveau rapport de Statistique Canada sur la victimisation chez les Autochtones en 2014 souligne le besoin d'agir maintenant pour combler le fossé

Par Chantal Cleary | juin 30, 2016
OTTAWA, ON – Selon le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, le nouveau rapport de Statistique Canada qui se penche sur la proportion  malheureusement plus élevée de violence à laquelle sont confrontés les Peuples autochtones met en évidence le besoin d'agir immédiatement.

Ce rapport intitulé La victimisation chez les Autochtones au Canada, 2014,  couvre un certain nombre de formes de violence ou de victimisation, y compris les agressions sexuelles, les vols qualifiés et les voies de fait. « Ce rapport jette encore davantage de lumière sur le problème de la violence persistante que subissent les Peuples autochtones au Canada et il représente un autre appel urgent à l’action  », a déclaré le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde. « Les données du rapport montrent que la situation ne changera pas à moins que nous travaillions ensemble pour déterminer les causes profondes et étroitement liées de ces crimes et pouvoir trouver la solution au problème. Il existe de nombreux facteurs contribuant à faire perdurer cette crise, qui vont de la pauvreté à l'inadéquation des logements, en passant par l'héritage colonial, la race et le sexe. Nous devons agir maintenant. Nos peuples ont besoin de logements convenables, de centres de bien-être, de garderies, de lieux d'enseignement et de tous les soutiens nécessaires pour nourrir l'espoir, le bien-être et combler l'écart en matière de qualité de vie. »

Selon le rapport divulgué aujourd'hui, le taux global de victimisation violente est plus du double chez les Peuples autochtones, tandis que le taux d'agressions sexuelles chez les Autochtones est près de trois fois celui des non-Autochtones. Les femmes autochtones sont particulièrement exposées à ces crimes, et le rapport expose clairement la triste réalité selon laquelle les femmes autochtones sont victimes de crimes violents simplement parce que ce sont des femmes autochtones.

Le rapport a toutefois des lacunes, en ce qu'il ne fournit pas d'analyse fondée sur le sexe et il ne donne que des données générales sur les Peuples autochtones, sans faire de distinction entre les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits.


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