Une Amossoise à la tête de l’équipe féminine du Québec

Par Guy Lacroix | sept. 07, 2016

L’Amossoise Amélie Gélinas agira à titre d’entraîneur-chef de l’équipe féminine U19 de basketball qui représentera le Québec aux Jeux autochtones de l’Amérique du Nord, en 2017 à Toronto.

 Forte d’une expérience de près de 12 ans à titre d’entraîneur au sein du Mouvement Kodiak d’Amos (elle dirigeait l’équipe féminine AA l’an dernier), Amélie Gélinas a été sélectionnée, un peu à sa grande surprise.

«Les gens de Pikogan m’avait fortement suggéré de déposer ma demande. Mais je m’attendais à ce que les candidatures des entraîneurs autochtones soient favorisées. J’ai été un peu surprise quand on m’a annoncé à la fin mai que j’étais choisie. Le jour où j’ai appris la nouvelle, je n’ai pas beaucoup dormi. Le fait que je sois bilingue et que j’ai déjà travaillé dans des communautés dans le nord a sans doute aidé.

«J’étais contente et heureuse mais je me suis aussi mise à avoir des doutes, poursuit Amélie. Je me demandais si je ne m’étais pas embarquée dans quelque chose de trop gros pour mon expérience et j’ai trouvé ça un peu épeurant. Mais j’ai rencontré l’équipe d’entraîneurs et ils sont tous fantastiques. On va bien s’entendre et ils souhaitent faire un bon travail d’équipe.»

Sept joueurs de la région choisis

La sélection des équipes a eu lieu le week-end des 27 et 28 août à Québec et trois athlètes de Pikogan font partie de l’équipe d’Amélie, soit Vanessa Kistabish, Kyla Polson-Trapper et Audrey Thibeault. Les autres joueuses proviennent des communautés de Chisasibi, Waswanipi, Akwesasne, Kahnawake et Mashteuiatsh.

De son côté, la formation U19 masculine du Québec pourra compter sur Damon et Cameron Ruperthouse, aussi de Pikogan. Chez les U16 garçons, Samuel Collard et Kristopher Mapachee, deux autres joueurs de la région, ont été choisis.

Des tournois dès le mois de mars

Maintenant presque complétée (ne manque que les joueuses substituts), l’équipe d’Amélie est en pause jusqu’en mars prochain, les joueuses devant compléter leur année scolaire.

Dès le printemps 2017, ce sera le branle-bas de combat en prévision des Jeux avec pour quartier général le PEPS de l’Université Laval à Québec, en vertu d’une belle entente intervenue avec la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador, qui a le mandat de gérer les équipes.

«Nous allons tout mettre en œuvre pour faire quelques tournois afin de créer une chimie au sein de l’équipe. On va essayer d’en faire le plus possible et d’intégrer des équipes de la région de Québec. On va aussi devoir faire une campagne de financement pour aider certains jeunes à défrayer les coûts de participation. À Pikogan, ce n’est pas un problème car la communauté a travaillé très fort pour créer un fonds, souligne Amélie Gélinas.

Près de 300 athlètes, âgés de 12 à 19 ans, représenteront l’équipe Porte de l’Est et du Nord aux prochains Jeux autochtones de l’Amérique du Nord. La délégation est composée de jeunes provenant de différentes Premières Nations, de villages inuits et de communautés de la région du Québec.