Manawan réclame des services ambulanciers après la noyade d'une fillette

Par Chantal Cleary | sept. 22, 2016
Manawan Oct 2011
La communauté de Manawan est sise au bord du lac Madon, dans le nord de la région de Lanaudière.

La communauté atikamekw de Manawan, dans Lanaudière, relance sa demande pour obtenir des services ambulanciers. La revendication revient à l'avant-scène après la noyade, le 1er septembre dernier, d'une fillette de 8 ans. Un drame de trop qui démontre l'urgence d'agir, selon les représentants autochtones.

Un texte de Mathieu PapillonTwitterCourriel

Lorsqu'une situation d'urgence survient, les 2500 habitants de la communauté autochtone de Manawan ne peuvent compter que sur l'assistance des huit premiers répondants ou encore des services policiers. Aucun service ambulancier n'est offert sur le territoire, qui se situe à 86 kilomètres de Saint-Michel-des-Saints, et qui est seulement accessible par un chemin forestier.

Les dirigeants de la communauté réclament depuis des années la mise en place de services ambulanciers. La noyade d'une fillette au début du mois est, selon eux, la triste démonstration que les services des premiers répondants, à eux seuls, sont largement insuffisants.

On veut avoir un service égal. Un service égal à la population québécoise et canadienne.

Jean-Roch Ottawa, chef de la communauté de Manawan

Manawan n'est pas la seule

Les services ambulanciers sont aussi absents d'autres communautés atikamekw de la province. C'est le cas à Wemotaci et à Obedjiwan, deux communautés situées en Haute-Mauricie.

Les enfants dans nos communautés ne bénéficient pas des mêmes services que les enfants hors communauté. Est-ce qu'ils valent moins? Est-ce que leur vie vaut moins que les autres?

Constant Awashish, grand chef du Conseil de la nation atikamekw

Les représentants autochtones espèrent maintenant rencontrer rapidement le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, pour faire valoir leur revendication. Ils souhaitent mettre en lumière que l'arrivée de services ambulanciers permettrait non seulement de corriger une iniquité, mais surtout, d'éviter de nouvelles tragédies.