Le cancer encore plus meurtrier chez les Premières Nations

Par Chantal Cleary | déc. 13, 2016
 
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Photo: iStock

Les membres des Premières Nations qui ont reçu un diagnostic de plusieurs types de cancer avaient tous des taux de survie à cinq ans significativement plus faibles que les non-autochtones.

Toronto — Les Premières Nations du Canada affichent un taux de survie à cinq ans après un cancer significativement plus faible que les non-autochtones.

 

Cette conclusion est contenue dans une étude d’Action Cancer Ontario publiée dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention.

 

Pour réaliser leur étude, les auteurs ont estimé les taux de survie après un cancer chez les Premières Nations du Canada entre 1992 et 2009 et les ont comparés à la survie des Canadiens non-autochtones.

 

Ils ont découvert que les membres des Premières Nations qui ont reçu un diagnostic de plusieurs types de cancer avaient tous des taux de survie à cinq ans significativement plus faibles que les non-autochtones.

 

Les plus grands écarts ont été relevés pour le cancer de la prostate et du sein chez les Premières Nations, qui sont les deux formes de cancer les plus courantes chez les hommes et les femmes, respectivement.

 

Les auteurs de l’étude croient que le dépistage, le stade du cancer et l’état de santé du patient au moment du diagnostic ainsi que le traitement contribuent aux écarts dans la survie du cancer. Selon eux, la prévention et la participation au dépistage doivent être améliorées pour réduire la charge du cancer et améliorer les taux de survie chez les Premières Nations.