Commission d'enquête Écoute, réconciliation et progrès : aucune demande de statut officiel de la part des organisations de la région

Par Radio-Canada | mai 04, 2017

Aucune organisation de la région n'a demandé le statut officiel de « participant » à la Commission d'enquête Écoute, réconciliation et progrès qui débutera à Val-d'Or en juin prochain. La commission recueillait les inscriptions pour les participants et intervenants jusqu'au 27 avril.

Avec les informations d’Émélie Rivard-Boudreau

Douze organisations ont demandé ce statut qui octroie des droits particuliers lors des audiences.

Autrement, plusieurs organisations de la région ont confirmé qu'elles allaient se contenter d'agir en tant que témoin.

Femmes autochtones du Québec, l'Association des policiers et policières du Québec (APPQ) et le Regroupement des Centres d'amitié autochtone du Québec sont notamment trois organisations qui ont demandé le statut de « participan t » à la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics du Québec.

Cette absence de participants provenant de l’Abitibi-Témiscamingue s'explique par le rôle particulier du statut de « participant » au sens de la commission.

Mesures particulières

Le procureur en chef, Me Christian Leblanc explique que différentes mesures sont nécessaires pour obtenir ce statut, dont la présence d’un avocat représentant une entité ou un groupe.

« [Ça permet] de recevoir à l'avance des résumés de ce que les témoins viendront dire, cette semaine ou dans deux semaines, ça permet de proposer aux procureurs de la commission certains témoins, de proposer et de poser certaines questions à certains témoins, même, de poser eux-mêmes, sous forme de contre-interrogatoire des questions à certains témoins ».

Première conférence de presse de la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics du Québec : écoute, réconciliation et progrès
Première conférence de presse de la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics du Québec : écoute, réconciliation et progrès Photo : Radio-Canada/Vincent Desjardins

Confusion dans les termes

Le terme « participant » a créé de la confusion auprès de différentes organisations et communautés autochtones de la région.

Mais selon Me Leblanc, ne pas être inscrit comme « participant » n'empêche toutefois pas d'être témoin.

Ce n'est pas parce qu'une nation autochtone, ou même une communauté, à l'intérieur d'une nation autochtone ne demande pas le statut de participant que ça l'empêche de s'exprimer. C'est important de distinguer ça.

 Me Christian Leblanc

La Ville de Val-d'Or et les communautés de Pikogan et de Lac-Simon préparent actuellement leur témoignage.

La semaine prochaine, des représentants de la commission se rendront d'ailleurs à Lac-Simon pour rencontrer les membres de la communauté.

Les audiences de la commission commenceront le 5 juin au Conservatoire de Val-d'Or.