Initiative sur les langues autochtones

Par Chantal Cleary | oct. 12, 2017

Les 6 et 7 septembre, à Québec, avait lieu la consultation sur les langues autochtones intitulée « Initiative sur les langues autochtones ».

Organisée par l’APN, en collaboration avec l’APNQL, cette consultation réunissait différents intervenants travaillant de près ou de loin dans les domaines de la langue et de la culture.

Faisant suite à l’annonce du premier ministre, Justin Trudeau, en 2016, d’un projet de loi sur les langues autochtones et en réponse au mouvement de la Commission de vérité et réconciliation (CVR), cette Initiative se veut un processus de co-développement avec le gouvernement du Canada.

Elle revêt trois objectifs :

  • -Fournir une mise à jour sur la proposition de législation sur les langues autochtones faite par le premier ministre en décembre 2016.
  • -Recueillir de l’information auprès des décideurs des Premières Nations, des locuteurs des langues autochtones et des « champions » pour contribuer à la législation sur les langues autochtones.
  • -Informer les décideurs des Premières Nations, les locuteurs des langues autochtones et les « champions » des occasions de donner leur avis sur la législation sur les langues autochtones.

Lors de cette consultation, il a été possible de prendre connaissance de l’état des langues autochtones, d’un historique des actions en lien avec les langues autochtones jusqu’à la proposition de la loi sur les langues autochtones en 2016. Différents outils existants mettant en valeur les langues autochtones ont aussi été présentés, entre autres, par les Anishinabeg de Kitigan Zibi, les Cris et les Innus de Mamit Innuat et de Nehlueun à Mashteuiatsh.

Il ressort de cette consultation que l’apprentissage des langues autochtones ne peut se faire sans soutien. Ce soutien doit se faire dans les territoires. La loi peut mener à du financement, mais il faut du temps pour réinstaurer les langues au sein de certains territoires. Pour l’apprentissage de la langue, il est important de valoriser, de mettre à contribution et de soutenir les locuteurs des langues autochtones, dont les aînés et les agents culturels, lors de la mise en œuvre de la loi.

Finalement, onze étapes mèneront vers la loi sur les langues autochtones. Parmi celles-ci, après la consultation, une note d’information sera remise au Cabinet du premier ministre, puis une ébauche de la loi sur les langues autochtones et les modalités de mise en œuvre seront rédigées en collaboration avec l’APN.