Un bilan positif des deux journées d’activités pour souligner le 10e anniversaire de la Déclaration

Par Chantal Cleary | oct. 12, 2017

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), la Ville de Montréal et la Commission canadienne pour l’UNESCO dressent un bilan positif des célébrations du 10e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

 

Cette célébration a été l’occasion de partager toute la vitalité des cultures autochtones, en plus de mener à des échanges fructueux sur les enjeux des peuples autochtones d’ici et d’ailleurs. Ces échanges ont été enrichis par la participation de personnes renommées et ayant à cœur ces enjeux cruciaux. De plus, des constats nécessaires et des engagements ont été formulés quant au plus grand respect qu’il faut apporter aux droits des peuples autochtones. Cet état des lieux de la réalité de ces peuples a su démontrer l’importance de cette déclaration historique, mais également du besoin de maintenir un dialogue pour assurer le succès des relations de nation à nation et de la réconciliation.

 

Outre les conférences et les panels présentés sur les divers enjeux des peuples autochtones, ce rassemblement d’envergure internationale a fait place à une démonstration vibrante et diversifiée des différentes cultures présentées lors du spectacle extérieur qui a eu lieu devant une foule enchantée, le mercredi 13 septembre, en soirée, au Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.

 

Le spectacle « LA VOIX DES NATIONS », inscrit dans la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal, a témoigné de manière éloquente de la richesse des propositions d’artistes provenant de sept régions autochtones du monde définies par l’ONU (Amérique du Nord, Amérique centrale–Amérique du Sud et Caraïbes, Arctique, Asie du Sud-Est, Europe–Russie–Caucase, Pacifique et Afrique).

 

« La mise en œuvre de la Déclaration et la reconnaissance des droits des peuples autochtones dépendront aussi des alliances avec ceux qui appuient ses principes. Je veux saluer le maire de Montréal, M. Denis Coderre, qui a accepté de relever le défi de la réconciliation en annonçant des gestes concrets en marge de la célébration du 10e anniversaire de l’adoption de la Déclaration par les Nations Unies. Nous nous tournons vers l’avenir avec optimisme et le succès de la rencontre des deux derniers jours confirme le besoin de poursuivre nos efforts de réconciliation », a déclaré Ghislain Picard, chef de l’APNQL et producteur du 10e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

 

« C’est un moment historique que nous avons vécu, hier, à la Ville de Montréal. Avec l’inclusion du pin blanc au cœur des armoiries et du drapeau de la Ville, ainsi que le dévoilement de notre stratégie de réconciliation avec les peuples autochtones, c’est un nouveau chapitre que nous venons d’entamer dans nos relations avec les peuples qui habitent le territoire montréalais depuis des millénaires. En célébrant les dix ans de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la Ville de Montréal affirme le rôle pivot qu’elle joue sur la scène internationale dans la mise en œuvre des droits de la personne et des peuples autochtones au quotidien. Comme métropole de la réconciliation, nous souhaitons envoyer un message fort de paix, de justice et de respect des droits de la personne, des principes envers lesquels la Ville est résolument engagée », a déclaré le maire de Montréal, Denis Coderre.

 

« La Commission se réjouit d’avoir collaboré au succès des célébrations, bien qu’elles nous permettent de mesurer tout le chemin qu’il reste à faire pour avancer la réconciliation. Nous sommes résolus à mobiliser nos réseaux et nos partenaires pour poursuivre ces efforts, y compris dans le cadre de l’Année internationale des langues autochtones, en 2019 », a déclaré Sébastien Goupil, secrétaire général de la Commission canadienne pour l’UNESCO.

 

« La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal est fière d’avoir appuyé la présentation de ce 10e anniversaire, qui a donné lieu à plusieurs moments historiques importants pour notre ville. Une autre manifestation de la vivacité si particulière à Montréal, cet événement a aussi permis de belles rencontres entre les cultures autochtones et allochtones. Toutes nos félicitations aux organisateurs et partenaires de l’événement pour ce beau succès », a ajouté France Chrétien Desmarais, présidente du conseil d’administration de la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal.

 

« La Déclaration est un outil indispensable à la réconciliation. Elle trace un chemin pour que le Canada puisse collaborer avec les communautés autochtones dans le but d’atteindre les objectifs énoncés et garantir un pays au sein duquel les droits des Premières Nations, des Métis et des Inuits seront protégés », a conclu Nicole McDonald, directrice de programme à la fondation de la famille J.W. McConnell.

Plus d’informations sur le site officiel de l’événement : www.undrip10.org.

 

Une reconnaissance et une célébration nécessaires

 

Le 13 septembre 2017 est une date symbolique. Elle marque les dix ans de l’adoption de ce texte fondateur par l’Assemblée générale de l’ONU. Endossée à ce jour par près de 150 pays, dont le Canada, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones constitue l’instrument international le plus complet sur les droits et les libertés fondamentales des peuples autochtones (culture, identité, religion, langue, territoire, santé, éducation et coopération).

 

Pour célébrer et promouvoir la Déclaration, l’APNQL, la Ville de Montréal et la Commission canadienne pour l’UNESCO ont organisé cet événement sur les droits autochtones et la réconciliation au Palais des congrès de Montréal. Ce 10e anniversaire a permis à tous les citoyens de prendre part au développement d’un dialogue et d’une réconciliation, tout en témoignant de manière festive de la diversité et de la richesse des peuples autochtones.